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Psycho-Oncologie

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 ARTICLE VOL 3/1 - 2009  - pp.24-31  - doi:10.1007/s11839-009-0116-2
TITRE
Impact psychologique et social chez des adolescents traités pour cancer pendant l’enfance. Expérience Marocaine

TITLE
The psychological and social impact on adolescents of pediatric cancer treatment during childhood. A Moroccan experience

RÉSUMÉ

Le cancer de l’enfant est actuellement guérissable grâce aux progrès thérapeutiques, mais les survivants peuvent garder des séquelles que ce soit sur le plan physique ou psychosocial. Un intérêt particulier est accordé actuellement aux répercussions psycho-sociales et à la qualité de vie. Cette étude est une évaluation de l’impact psychosocial chez des adolescents traités pendant l’enfance pour une maladie cancéreuse.

Cinquante huit adolescents et enfants pubères suivis au sein du service d’hématologie et d’oncologie pédiatrique de l’hôpital d’enfants de Rabat pour une maladie cancéreuse, ayant terminé le traitement depuis au moins 6 mois, ont été inclus dans l’étude et ont répondu à un questionnaire. Nous nous sommes intéressés essentiellement à l’annonce du diagnostic et aux répercussions sociales, psychologiques et somatiques de la maladie et de son traitement.

Parmi les 58 patients étudiés, 60 % ont déclaré ne penser que rarement à la maladie et 15 % y pensaient tous les jours. La douleur physique a été rapportée dans 73 % des cas essentiellement pendant l’hospitalisation et une douleur morale dans 51 % des cas. Les douleurs étaient surtout liées aux traitements et aux gestes. Concernant la situation scolaire des patients, 65 % avaient eu un retard scolaire et 17 % avaient arrêté leur scolarité. Concernant leur vie actuelle, 93 % ont déclaré se sentir « normaux » et avoir une vie agréable mais la plupart d’entre eux ne désiraient pas parler de la maladie.

L’impact de la perte des cheveux a été variable selon le sexe; 75 % des filles ont rapporté un sentiment de honte, de dépression et de dépersonnalisation et 25 % l’avaient acceptée. Parmi les garçons, 50 % l’avaient accepté et 43 % ont rapporté un sentiment de dépression. L’élément qui avait marqué le plus nos patients au cours de la maladie a été l’abandon scolaire et/ou familial pour certains.

Il en ressort que dans la prise en charge globale du cancer de l’enfant et dans le but de minimiser les séquelles, il est important de souligner l’intérêt d’un soutien psychologique de l’enfant et de sa famille avant et après traitement, de l’information médicale, du traitement des symptômes physiques en plus d’une attention supplémentaire aux problèmes socio-économiques propres aux pays en voie de développement.



ABSTRACT

With today’s high survival rates for childhood cancer, the physical and psychosocial effects on quality of life are becoming a new focus for clinical research, which takes into account both disease-related and age-related variables. This paper evaluates the long term psycho-social effects of childhood cancer survivors.

Fifty-eight adolescents and children approaching adolescence being monitored by the Pediatric Oncology and Hematology unit of the Rabat Children’s Hospital and having been cured of childhood cancer were enrolled in the study and asked to answer a questionnaire.We focused particularly on the experience of receiving the diagnosis, hospitalisation and treatment and the consequences on their social, psychological and somatic behaviour.

Although 60% of the patients stated that they rarely think about their disease, 14% thought about it every day. Traumatic evidence was detectable in most of them. Physical pain was the most reported stress, mainly during hospitalisation (73%), alongside psychological suffering (51%). Afterwards, the mostly frequently reported stress was physical pain related to treatments and procedures. Concerning schooling, 65% were behind with their studies and 17% had abandoned their education. As for their current lives, 93% of the participants reported a “normal”, pleasant life although most of them preferred not to talk about the disease.

On the other hand, reactions to hair loss varied according to sex; 75% of the girls reported feelings of depression and shame and 25% of acceptance, whereas 50% of the boys expressed acceptance and 43% depression. As for what had affected them most, the majority mentioned giving up school and/or being separated from their families.

Most of these patients said they felt they were the same as anyone else and had plans for their lives, but they had nevertheless experienced both physical and psychological suffering. This study emphasizes the need for long-term continuous information and developing hospital-based education. It also stresses the importance of addressing the issue of managing psychological and physical pain after the initial hospitalisation period. Special attention should be given to financial issues in developing countries.



AUTEUR(S)
L. HESSISSEN, A. KILI, M. EL KABABRI, M. NASSER NACHEF, M. EL KHORASSANI, M. KHATTAB

MOTS-CLÉS
Cancer, enfant, survivants, impact psycho-social

KEYWORDS
Cancer, children, survivors, social and psychological impact

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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