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Psycho-Oncologie

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 ARTICLE VOL 7/1 - 2013  - pp.30-34  - doi:10.1007/s11839-013-0401-y
TITRE
De la vulnérabilité psychique aux risques psychopathologiques dans l’« après-cancer »

TITLE
From psychological vulnerability to psychopathological risks in the “post-cancer” period

RÉSUMÉ

Il n’est plus besoin de démontrer que la confrontation au cancer constitue un véritable traumatisme qui bouleverse l’existence et marque une rupture dans la vie de la personne. Les premiers états généraux des malades du cancer organisés par la Ligue contre le cancer en 1998 en sont la preuve: véritable plaidoyer pour une réhumanisation des prises en charge en cancérologie et pour une généralisation de la présence des « Psy » dans les lieux de soins du cancer. S’en inspirant, le premier Plan cancer allait bientôt transformer ces revendications en exigences avec ses mesures phares que sont le dispositif d’annonce et les soins de support au sein desquels la psycho-oncologie trouve logiquement sa place. Il fallait reconnaître et prendre acte des effets psychiques suscités par la maladie cancer dont les représentations collectives forgent la singularité. Le cancer n’est pas une maladie ordinaire, mais l’archétype, en médecine, du fléau, calamité redoutable qui s’abat de façon incontrôlable. Grâce aux progrès des thérapeutiques, la rémission est devenue une réalité pour bien des patients en cancérologie. Cependant, la maladie et les traitements peuvent avoir laissé des traces, autant de séquelles physiques plus ou moins durables avec lesquelles la personne devra composer et qui ne sont pas sans conséquence sur le plan psychique. Sur le plan strictement psychique, la rémission, même si elle marque l’arrêt des thérapeutiques, suscite un sentiment accru de vulnérabilité, un véritable ébranlement identitaire. Au cours de cette période dite de rémission, dont le caractère provisoire n’est pas sans incidence subjective, ces sujets porteurs d’un traumatisme présentent des symptômes psychiques parfois invalidants qui les amènent à consulter les « Psy ». Dans ces consultations, nous recevons des patients dont la figure habituelle n’est pas celle du syndrome de stress post-traumatique (PTSD). Le succès médiatique de ce syndrome ne doit pas nous laisser penser qu’il épuiserait à lui seul la question des effets d’un traumatisme sur un sujet. La symptomatologie psychique observée est faite de manifestations anxieuses et dépressives provoquées par cet ébranlement identitaire. À l’évidence, on ne peut pas se contenter de parler de cancer survivors ni de « Héros Ordinaires », quelle nouvelle identité ces sujets, diversement marqués par le cancer, peuvent-ils réussir à s’inventer: « ex-cancéreux », « cancéreux sans cancer », « victime du cancer » ?



ABSTRACT

There is no need to demonstrate that the experience of being confronted with cancer is really traumatic and is one which overturns the existence and shatters the life of the person involved. In 1998, the first general statement for cancer patients (Premiers États Généraux des Malades du Cancer) organised by the league against cancer are evidence of an appeal for the re-humanisation of oncology treatment and for a general presence of psychologists in places where cancer care is given. Inspired, the first Cancer Plan would soon transform these claims into requirements with its key measures being the way in which the announcement is made and the supportive care in which Psychological Oncology logically fits. It is necessary to recognise and acknowledge the psychological effects brought about by the disease, including the collective representations of feeling isolated. Cancer is no ordinary disease, but the archetype, in medicine, a disaster, an unspoken curse that cannot be controlled. Due to the progress made in treatments, remission has become a reality for many cancer patients. However, the disease and its treatments can also leave its mark; with physical repercussions, which may or may not be long-lasting, that the person will have to come to terms with and which will not be without consequences on a psychological level. On a strictly psychological basis, remission, even if it marks the end of treatment, can lead to an increased feeling of vulnerability, a real identity crisis. During this so-called remission period, in which the temporary character is not without subjective effect, these trauma patients present with often debilitating psychological symptoms, which results in them turning to a psychologist. In these consultations, we see patients whose normal behaviour is not that of PTSD. The media attention this syndrome has had must not lead us to believe that it only covers the question of the effects of trauma on a patient. The psychological symptoms observed lead to episodes of anxiety and depression as the result of this identity crisis. It is clear that we cannot simply talk about “cancer survivors” or “ordinary heroes”, a new identity for these patients, all touched by cancer in different ways. Perhaps they can reinvent themselves: “an ex-cancer patient”, “a cancer-free cancer patient”, “a cancer victim”?



AUTEUR(S)
O. BÉZY

Reçu le 13 novembre 2012.    Accepté le 5 décembre 2012.

MOTS-CLÉS
Après-cancer, PTSD, Anxiété, Dépression, Syndrome de Damoclès

KEYWORDS
Post-cancer, PTSD, Anxiety, Depression, Damocles syndrome

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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