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Psycho-Oncologie

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 ARTICLE VOL 7/1 - 2013  - pp.49-53  - doi:10.1007/s11839-013-0404-8
TITRE
Le temps de la rémission comme possible réappropriation du « je »

TITLE
The time of remission as a possible re-appropriation of the self

RÉSUMÉ

Le cancer à l’adolescence est régulièrement décrit comme une « double peine » infligée au sujet. Les thérapeutes de ces jeunes font souvent référence à une clinique de la perte de soi, de l’intrus, de l’étrangeté. Nous nous centrerons sur cette clinique particulière de l’adolescent touché par un cancer et de la mise au travail psychique repérable au moment de la rémission.

Notre objectif est d’illustrer dans quelle mesure le moment de la rémission chez les adolescents atteints de cancer peut être un temps important de la mise au travail psychique de l’événement maladie. Pour permettre l’inscription de cette expérience pour le sujet à ce moment de sa construction, le thérapeute favorise son « historisation »: réinjecter des signifiants dans une temporalité pour restaurer un sentiment continu d’existence. Il s’agit donc de remettre ou plutôt permettre une remise en route de la dynamique psychique. Ainsi, dans l’espace thérapeutique, il peut se confronter aux menaces de rupture psychique, de perte d’identité sans sombrer dans la dépression.

À partir d’histoires cliniques, nous illustrerons l’importance du respect de la temporalité chez ces jeunes ainsi que le travail possible d’« historisation » à partir de médiateurs comme l’écriture.

La clinique permet de préciser les spécificités de l’approche thérapeutique en fonction des phases de la maladie et des traitements: si le temps du traitement est rarement favorable pour permettre une élaboration psychique, la période de la rémission s’y prête plus. Concernant le patient atteint de cancer, de nombreux auteurs évoquent une perte de « quelque chose de soi », d’une identité, en analogie avec le processus pubertaire. Le savoir concernant la maladie et la mort crée une intrication nouvelle entre psychique et somatique. À certains moments, l’adolescent a l’impression de vivre à découvert: comme la puberté, la maladie inscrit une coupure, une faille, en instaurant un avant et un après dans la vie du sujet.

Ce que ces adolescents viennent poser comme demande au thérapeute lorsque les traitements sont terminés est une question touchant au lien: lien avec le lieu du traitement, lien dans un aller-retour entre avant et après maladie, afin de pouvoir construire ou reconstruire une continuité dans leur histoire. Au cours des thérapies, la réappropriation du « je » peut être facilitée par des médiateurs comme l’écriture.



ABSTRACT

Cancer in adolescents is often described as a “double penalty” imposed on the subject. The therapists of these young patients often refer to a clinical pathology of loss of self, intrusion, and strangeness. We will focus on this specific clinical pathology of adolescents with cancer, and the psychic work noticeable at the time of remission.

We aim at illustrating how, for adolescents, the time of remission can be an important time to start a psychical work on the illness. In order to help the subject to integrate this experience at this precise time of his/her construction, the therapist favors its “tracking”, that is, putting signifiers back in a temporality in order to restore a continuous feeling of existence. It is therefore more about getting back on the track, or better said enabling to get back on the track of psychic dynamics. Thus, in a therapeutic space, the adolescent can face threats of psychic breakdown and identity loss, though without falling into depression.

We will use clinical stories to illustrate the importance of respecting the temporality with these young patients, as well as the possible work of “tracking” based on means like writing.

The clinical work enables to precise the specifics of the therapeutic approach according to the phases of illness and to treatments: if treatment time is hardly ever propitious for a psychic elaboration, the time of remission is more so. When referring to cancer patients, many authors evoke the loss of “a part of oneself,” an identity, by analogy with the pubertal process. The knowledge on illness and death creates a new relation between psychic and somatic. At some points, the adolescent feels like he/she is living a defenseless life: like puberty, illness creates a break, a rift, by establishing a before and an after in the life of the subject.

What these adolescents come and ask to the therapist, once their treatments are over, is a question related to links: link with the treatment location, link with a roundtrip between before and after the illness, in order to build or rebuild continuity in their history. During the therapeutic sessions, the re-appropriation of the self can be facilitated by means like writing.



AUTEUR(S)
I. LOMBARD, D. MALLARDEAU, M. HAZA, P.-H. KELLER

Reçu le 20 novembre 2012.    Accepté le 10 janvier 2013.

MOTS-CLÉS
Cancer, Rémission, Adolescence, Temporalité psychique

KEYWORDS
Cancer, Remission, Adolescence, Psychic temporality

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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