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Psycho-Oncologie

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 ARTICLE VOL 7/3 - 2013  - pp.189-198  - doi:10.1007/s11839-013-0432-4
TITRE
Le cancer comme intrusion : réflexions psychopathologiques sur certaines modalités de réaction dans l’après-coup de l’annonce

TITLE
Cancer as intrusion: some psychopathological patterns of reactions in post-trauma period following diagnosis

RÉSUMÉ

Dans le climat traumatique de l’annonce, le mot cancer fait effraction dans le psychisme sur le mode brutal d’un avènement de Réel. En se mettant à distance de l’annonce, cet article se propose d’analyser, au-delà de l’angoisse qui submerge le sujet, comment cet affect fera l’objet d’un travail de mise en représentations. Nous décrivons trois modalités. Première modalité : le sujet sidéré par l’annonce de cancer ne peut parvenir à penser, car il est confronté à un impossible, à un point de butée : il s’agit là du domaine de l’intime, du singulier face à toute rencontre avec le Réel. Deuxième modalité possible : certains patients construiront des protoreprésentations. Elles font essentiellement appel à des théories psychogènes laissant une large place à la pensée en tant qu’agent responsable. L’angoisse s’y révèle indissociable de l’émergence de fantasmes infantiles et d’une conception ontologique (au sens anthropologique) du cancer. Troisième modalité : face à l’annonce, certains patients semblent incapables de régresser. Il est même parfois observé que l’annonce d’un cancer et son suivi génèrent un nouveau mode d’« insertion sociale ». Ces patients atteints de cancer se fondent alors avec presque trop de complaisance dans des stéréotypes sociétaux. De façon plus synthétique, le sujet traumatisé utilise deux voies pour liquider l’affect d’angoisse massif inaugural de l’annonce : l’une culturelle qui emprunte à des rétentions de représentations historiques surnaturelles de la maladie et/ou à des attributs sociétaux; l’autre idiosyncrasique tenant au référentiel propre qui a fondé ses modes de défense. La manière singulière de vivre le trauma remettrait en scène la construction précoce de l’orthopédie moïque dans son rapport à l’angoisse, au Réel du corps et au monde extérieur. La défaillance de cette orthopédie fait que le sujet se reporte vers la première voie culturelle, car elle fait office de « chambre froide » où entreposer l’affect en attendant de pouvoir le subjectiver.



ABSTRACT

In the traumatic atmosphere of announcement, the word “cancer” breaks into the psyche under the brutal form of the advent of reality. Standing aloof from the announcement, this article aims at analyzing, beyond the anguish that overwhelms the patient, how this affect will be the subject of a mental work to put it into representations. We will describe three distinct modes: First mode: the patient, shattered by the announcement of cancer, cannot manage to think, because he faces the impossible, a stop: it is a matter of something private, remarkable in front of any encounter with the reality. Second possible mode: some patients will build up proto-representations. They essentially appeal to psychogenic theories giving a great place to think themself as a responsible agent. The anguish is revealed inseparable from the emergence of infantile fantasies, of an ontological (in the anthropological meaning) view of cancer. Third mode: in front of the announcement, some patients seem unable to regress. It is even sometimes observed that the announcement of cancer and its medical follow-up lead to a new mode of “social inclusion.” These cancer-stricken patients then merge with almost too much complacency into societal stereotypes. To sum up, the traumatized patient uses two ways to divide up the massive affect of anguish, inaugural of the announcement: a cultural way, which borrows from retentions of supernatural historic representations of the illness and/or from societal attributes; and also an idiosyncratic way, resulting from the individual system of reference which has founded its means of defenses. The idiosyncrasic experience induced by trauma would stage the early construction of the self-orthopaedics in its relation with anguish, with the reality of the body, and with social living. The failure of this orthopaedics makes the patient refer to the first cultural way, because it serves as a “cold room” where the affect can be stored while waiting for the time to subjectify it.



AUTEUR(S)
J.-L. PUJOL, J.-P. MÉREL, E. ARNAUD, M. LAUNAY, I. BOULZE

Reçu le 13 juin 2013.    Accepté le 1 août 2013.

MOTS-CLÉS
Cancer, Psychologie qualitative de la santé, Angoisse, Représentations, Intrusion

KEYWORDS
Cancer, Qualitative health psychology, Anguish, Representations, Intrusion

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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