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Psycho-Oncologie

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 ARTICLE VOL 7/4 - 2013  - pp.228-234  - doi:10.1007/s11839-013-0441-3
TITRE
Vulnérabilité psychique liée au deuil dans la prévention, le dépistage et les soins du cancer

TITLE
Psychological vulnerability to cancer in bereavement and grief

RÉSUMÉ

Les conséquences d’un deuil sont encore assez mal connues. Pourtant, les résultats internationaux des études épidémiologiques convergent. La perte d’un conjoint, d’un enfant dans sa première année, augmente la morbimortalité des survivants. La mortalité peut doubler chez le veuf, tandis que chez les parents, ce risque perdure en s’amenuisant pendant deux à trois dizaines d’années. Contrairement à de nombreuses fausses croyances, ce n’est donc pas le risque de cancer qui augmente après un deuil, mais celui lié aux affections cardiovasculaires. Le chagrin du deuil présente de nombreuses manifestations communes avec la dépression. Cependant, le deuil ne peut être assimilé à un épisode dépressif majeur. Le travail du deuil est un processus psychodynamique qui varie selon les personnes et les pertes. Les sentiments malheureux alternent en effet avec les souvenirs heureux, il n’y a pas de dévalorisation, ni d’autoaccusations disproportionnées, pas d’idées suicidaires, même si la mort peut sembler désirable pour rejoindre l’être aimé. Ainsi, la souffrance du deuil normal s’allège progressivement tandis que le deuil compliqué aboutit souvent à la dépression majeure qui risque de devenir chronique sans traitement. Le lien entre deuil et cancer réside donc dans une expérience de souffrance qui entraîne différentes réactions rapportées à partir de la clinique de l’auteur: minoration des prémisses du cancer empêchant le dépistage, acceptation du cancer comme la rançon de la culpabilité, deuil interminable pour préserver le mort « incorporé » et absence d’intérêt pour les soins du cancer. Pour limiter les conséquences de la vulnérabilité psychologique liée au deuil dans le cancer, il semble adéquat de: 1) former soignants et médecins aux effets psychiques et somatiques du deuil, ainsi qu’à la distinction entre deuil normal et deuil compliqué; 2) systématiser un questionnement sur les événements de vie difficiles des patients lorsqu’ils suivent un traitement en oncologie, afin d’adapter la prise en charge du cancer; 3) proposer, en oncologie, un soutien psychologique mais aussi social afin de limiter la médicalisation du deuil. Bien connaître les psychotropes et l’articulation psychothérapie/ médicaments en cas de complications du deuil.



ABSTRACT

Bereavement consequences are not well enough recognized, although international epidemiological studies results are convergent. Loss of a spouse or a child in its first year increases morbimortality in the survivor. Mortality may double in the widower whereas this sustained risk diminishes within two or three decades. Opposite to wrong beliefs, it is not the risk of cancer that increases after a loss but the risk of cardio-vascular diseases rate. Grief has many common manifestations with depression. But grief is not a major depressive disorder. Working through bereavement is a psychodynamic process that changes with persons and losses. In grief, sad feelings alternate with happy memories. There is neither devalorization nor out-of-proportion selfaccusations, and no suicidal ideation, even if death seems desirable to find back the loved one. Finally, suffering alleviates progressively whereas complicated bereavement often becomes a major depressive disorder that may be prolonged without treatment. The link between bereavement and cancer remains in suffering experiences that the author will bring from her clinical practice: minimizing first symptoms of cancer, accepting cancer but as the price to pay for guilt, prolonging grief to keep the dead inside and lack of interest for the actual disease. To set a limit to the psychological vulnerability linked to bereavement in cancer, it seems adequate: 1) to train caregivers and physicians to the psychosomatic consequences of bereavement and to the distinction between uncomplicated and complicated grief; 2) to interview the patient about personal important life events prior to cancer and adjustment to cancer treatments; 3) to propose a psychological support as well as a social support to avoid the medicalization of bereavement; 4) to better know how to manage psychotropic drugs and the articulation between psychotherapy and drugs in case of bereavement complications.



AUTEUR(S)
M.-F. BACQUÉ

Reçu le 13 octobre 2013.    Accepté le 15 novembre 2013.

MOTS-CLÉS
Deuil, Cancer, Dépression, Complications du deuil, Antidépresseurs, Psychotropes, Morbimortalité du deuil du conjoint ou du deuil d’un enfant

KEYWORDS
Bereavement, Grief, Cancer, Depression, Complicated bereavement, Psychotropic drugs, Morbimortality of child or spouse bereavement

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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